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Sauvegarde et restauration

Concevoir des sauvegardes qui se restaurent vraiment : nombre de copies, supports, externalisation, rétention et tests qui prouvent que tout fonctionne.

Une sauvegarde n’est pas une tâche qui s’est terminée sans erreur. Une sauvegarde est une copie depuis laquelle vous avez déjà restauré pour de bon. Tout ce qui suit découle de cette distinction, car c’est précisément là que la plupart des environnements échouent sans bruit : la planification affiche du vert pendant deux ans, et la seule restauration qui compte ne fonctionne pas.

Voyez un dispositif de sauvegarde comme l’escalier de secours d’un immeuble. Personne ne le juge sur sa propreté. Il est jugé une seule fois, sous pression, le jour où quelqu’un en a besoin. Et la seule vérification qui vaille consiste à le parcourir en entier pendant qu’il n’y a pas encore le feu.

Ce que couvre ce guide

Les articles de ce sujet reprennent les briques une par une : combien de copies conserver et où, ce que la rétention apporte réellement, comment les rançongiciels ont changé les règles, et à quoi ressemble un test de restauration qui produit des preuves plutôt qu’un sentiment de sécurité.

Une note sur la rétention

En France, les durées de conservation ne relèvent pas seulement de la technique : les obligations comptables et fiscales, ainsi que les exigences du RGPD en matière de durées de conservation, s’invitent directement dans le plan de sauvegarde. Un plan dimensionné uniquement en fonction de l’espace disque entre vite en conflit avec elles.

Par où commencer

Si vous partez de zéro, commencez par la règle 3-2-1, qui fixe le nombre de copies et leur emplacement. Si vos sauvegardes tournent déjà et que vous voulez savoir si elles tiennent, commencez plutôt par le test de restauration.

Les questions que les administrateurs posent vraiment

Assez souvent pour que la première vraie restauration ne soit pas la première tout court. Un test trimestriel d'un système complet, plus un test mensuel d'un fichier ou d'une boîte aux lettres, détecte l'essentiel de ce qui se dégrade en silence.
Non. Un instantané réside généralement sur le même stockage que les données d'origine et en dépend. Si ce stockage tombe ou est chiffré par un rançongiciel, l'instantané disparaît avec lui.
Non. La réplication copie l'état courant, y compris les corruptions et les suppressions. Elle protège d'une panne matérielle, pas d'une erreur humaine ni d'un logiciel malveillant.
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